Plus de dessins au New York Times !

Sous la pression des réseaux sociaux accusant un dessin d’antisémite, courageuse la rédaction du fameux New York Times s’est excusée et a même retiré le dessin de son site.

Le dessin d’Antonio paru dans le journal portugais L’Espresso et repris par le New York Times a mis le feu aux poudres de la couardise journalistique. Une kippa sur la tête de Trump, vous parlez d’une affaire, le dessin de presse marche comme ça, avec des clichés, les Allemands ont des choppes de bière, les Français de bérets et les pro-sionnistes des kippas, c’est tout simple.

Pétocharde, la rédaction du New York Times a décidé de ne plus publier de dessins politiques et c’est notre excellent confrère Chapatte qui fait les frais de cette mascarade.

La liberté d ‘expression par le dessin est-elle menacée ? Oui et non, parce que ça fait longtemps, 7 janvier ou pas, que l’on rabote ferme sur le dessin de presse.

Les dessins quotidiens deviennent subitement hebdomadaires et le dessinateur se retrouve le bec dans l’eau.

La mode est d’aller au clash avec le dessinateur sur un sujet futile et hop on réalise une belle économie en se passant de ses services. L’exemple le plus connu est le cas de Bob Siné viré de Charlie par Val pour antisémitisme. J’ai connu aussi ce sort en 2010, c’était pour un dessin de matraquage de CRS.

Le problème est ancien. Prévoyant, Le Dauphiné libéré n’a jamais eu dessins politique depuis sa création à la Libération, comme ça, pas de problèmes avec les lecteurs. Les grands journaux français à vocation culturelle n’ont pas ou si peu de dessins…
La réaction des dessinateurs du monde entier a été rapide, la voici…

 
Ballouhey